L’exposition « Modèle animal » s’installe à Arles jusqu’au 4 octobre, puis à Lausanne l’hiver. La commissaire Nathalie Herschdorfer a rassemblé près de 200 photographes pour explorer deux siècles de regards portés par l’homme sur les animaux, du pionnier William Henry Fox Talbot en 1839 aux photographes contemporains.
Depuis l’invention de la photographie, les animaux n’ont jamais quitté l’objectif des photographes. L’exposition qui se déploie au cœur des Rencontres d’Arles le démontre: elle traverse deux siècles d’images, du détail scientifique au clin d’œil complice, pour montrer comment la photo « a façonné notre regard sur les animaux et influencé, en profondeur, notre manière de les aimer, de les exploiter ou de les défendre ».
Des clichés variés, du kitsch au militant
Les murs de l’exposition juxtaposent des univers visuels radicalement différents. Elliott Erwitt photographie des caniches sculptés à la tondeuse. Céline Clanet se penche sur le monde foisonnant des araignées et arthropodes. Ella Maillart capture un aigle aveuglé par un chaperon, juché sur le poing de son maître kirghize rencontré lors de son périple en Asie. William Wegman transforme les braques de Weimar en princesses ou ménagères. Leila Jeffreys photographie un passereau au plumage arc-en-ciel. Plus récemment, le jeune Smith utilise une caméra thermique pour poser son regard « tendre » sur chats, vaches et cochons.
Cette diversité d’approches reflète la complexité des relations humaines avec l’animal: compagnon, sujet d’étude, symbole, miroir ou fantasme. Les clichés alternent entre humour et gravité scientifique, tendresse et kitsch, portée militante ou familiarité domestique.
Une commissaire au cœur du projet
Nathalie Herschdorfer, directrice du Musée Photo Élysée à Lausanne, a orchestré cette exposition « phare » des rencontres d’Arles. Son approche: montrer comment mille relations distinctes se nouent entre l’homme et le monde animal à travers le prisme de la photographie. Loin du bestiaire simplet, l’exposition est structurée par des analyses historiques et une organisation savante qui met en dialogue des centaines de regards sur un même sujet.
À retenir
- L' exposition « Modèle animal » se tient à Arles jusqu' au 4 octobre, puis en hiver à Lausanne.
- L' exposition rassemble environ 200 photographes et explore deux siècles de photographie animalière depuis 1839.
- La photographie a façonné le regard de l' homme sur les animaux et influencé sa manière de les aimer, exploiter ou défendre.
- L' exposition présente des animaux sous tous les genres: compagnons, sujets d'étude, symboles, miroirs ou fantasmes.
- Les clichés exposés varient entre approches scientifiques, drôles, touchantes, kitsch, militantes ou domestiques.
Questions fréquentes
- Jusqu'à quand l' exposition « Modèle animal » est-elle visible à Arles?
- L’exposition est à voir à Arles jusqu’au 4 octobre.
- Combien de photographes sont représentés dans cette exposition?
- La commissaire d’exposition a convoqué près de 200 photographes pour cette exposition.
- Quelle période couvre l' exposition « Modèle animal »?
- L’exposition traverse deux siècles d’images, du pionnier William Henry Fox Talbot qui détaillait dès 1839 les ailes de la mouche lanterne aux photographes contemporains.
- Où l' exposition sera-t-elle présentée après Arles?
- L’exposition sera présentée cet hiver à Lausanne.
- Quel est le rôle de la photographie selon la commissaire Nathalie Herschdorfer?
- La photographie a « façonné notre regard sur les animaux et influencé, en profondeur, notre manière de les aimer, de les exploiter ou de les défendre ».