Le BHV Marais, grand magasin parisien fondé en 1856, annonce demander son placement en redressement judiciaire. La direction dit vouloir « sécuriser » un plan de relance et protéger l’activité et l’emploi, avec 700 personnes employées selon des chiffres de septembre. L’enseigne affirme rester ouverte et met en cause son bailleur, Brookfield, qui dément toute dette.
Le BHV Marais, dans le centre de Paris, a indiqué mardi avoir saisi la justice pour être placé en redressement judiciaire, une procédure présentée par l’enseigne comme un cadre pour organiser sa relance et traiter ses dettes.
Qui est concerné et ce qui change pour le magasin
Le BHV Marais restera ouvert, précise la direction. L’enseigne met en avant un objectif de continuité d’activité et de maintien de l’emploi, dans un magasin qui compte 700 salariés (chiffres de septembre).
La demande vise, selon le BHV, à sécuriser son plan de relance et à disposer d’un cadre pour mener deux chantiers en parallèle: financer les investissements de relance et traiter le passif.
Pourquoi le BHV dit manquer de trésorerie
Dans son communiqué, la direction explique que la relance devait démarrer dès l’été, avec des actions concrètes comme le réassort, le réaménagement du périmètre conservé et une reprise de communication auprès des clients. Elle affirme que ce programme n’a pas pu être lancé faute de trésorerie.
Karl-Stéphane Cottendin, qui a repris l’enseigne en juin, accuse le bailleur du BHV de ne pas avoir versé des indemnités prévues en contrepartie de la restitution de la moitié des murs du magasin.
La direction évoque aussi des émeutes dans le centre de Paris lors de « certains samedis », allant « jusqu’au pillage du rez-de-chaussée du magasin », un épisode présenté comme un facteur aggravant pour une trésorerie déjà sous tension.
Le désaccord avec Brookfield et la procédure engagée
Le propriétaire des murs, le fonds canadien Brookfield, conteste la version du BHV. Dans une déclaration, Brookfield affirme « ne devoir une quelconque somme au BHV ».
Le BHV indique avoir demandé la protection du tribunal des activités économiques de Lyon, confirmant une information du journal Le Figaro.
La direction présente le redressement judiciaire comme un outil pour geler le passif antérieur et en organiser le règlement, tout en protégeant les marques et les fournisseurs qui reviennent, avec un paiement « à échéance » et selon les priorités prévues par la loi. L’enseigne explique aussi que la procédure doit donner « une autorité et un calendrier » pour faire exécuter les accords qu’elle dit avoir signés avec le bailleur et les intégrer au plan.
Un point de vigilance soulevé par l’Inspection du travail
L’Inspection du travail suspecte l’établissement d’être en cessation de paiements, ce que conteste la direction, selon les éléments rapportés.
À retenir
- Le BHV Marais a demandé son placement en redressement judiciaire pour sécuriser son plan de relance.
- La direction affirme que le BHV Marais restera ouvert malgré la demande de redressement judiciaire.
- Le BHV Marais emploie 700 personnes, selon des chiffres datant de septembre.
- Karl-Stéphane Cottendin accuse le bailleur de ne pas avoir versé des indemnités dues.
- Brookfield dément devoir une quelconque somme au BHV Marais à ce jour.
Questions fréquentes
- Que demande le BHV Marais à la justice?
- Le grand magasin parisien BHV Marais a annoncé mardi demander son placement en redressement judiciaire « pour sécuriser son plan de relance » et « préserver l’activité et l’emploi ».
- Le BHV Marais va-t-il fermer pendant la procédure?
- « Le grand magasin fondé en 1856 restera ouvert », a précisé la direction.
- Combien de personnes le BHV Marais emploie-t-il?
- L’enseigne « emploie 700 personnes, selon des chiffres de septembre ».
- Que reproche le président du BHV au bailleur Brookfield?
- Son président Karl-Stéphane Cottendin accuse le bailleur du BHV de ne pas avoir versé « les indemnités dues en échange de la restitution de la moitié des murs du magasin ».
- Quelle est la position de Brookfield sur ces accusations?
- « Brookfield dément catégoriquement devoir une quelconque somme au BHV à ce jour », indique le fonds canadien.