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Parc national des Calanques fermé au public face à un risque d’incendie élevé entre Marseille et Cassis

Le parc national des Calanques, entre Marseille et Cassis, a été fermé au public face à un risque d’incendie jugé élevé. La préfecture des Bouches-du-Rhône a interdit l’accès à l’ensemble des 27 calanques, craignant que des rafales de vent dépassant 55 km/h n’enflamment une végétation fragilisée par la sécheresse.

Les autorités locales ont choisi la prudence face à une menace concrète et bien documentée. Mercredi, la préfecture des Bouches-du-Rhône a publié un communiqué annonçant la fermeture totale du parc national des Calanques pour la journée de jeudi. Cette décision englobe les 27 calanques qui s’étendent de Marseille à Cassis – ni touristes ni habitants ne pouvaient y accéder. L’interdiction porte sur « l’accès, la présence, les travaux et la circulation » dans les massifs forestiers du secteur.

Des conditions météorologiques périlleuses

Le département des Bouches-du-Rhône affiche un profil climatique particulier: la préfecture le décrit comme le plus exposé au risque de feu de forêt en France métropolitaine. Ce jour-là, les conditions ne faisaient que renforcer cette vulnérabilité. Des rafales pouvant atteindre 55 km/h étaient attendues dans l’après-midi, de Marseille à La Ciotat. Or, de tels vents ne se contentent pas de rendre désagréable une sortie en pleine nature: ils transforment la moindre étincelle – un mégot, un verre oublié, une friction accidentelle – en foyer d’incendie potentiellement incontrôlable.

La sécheresse aggravait encore ce risque. La préfecture soulignait que « la sécheresse des sols et la faible humidité rendent la végétation vulnérable au moindre départ de feu ». Autrement dit, la région ne connaissait pas un simple épisode de chaleur, mais une combinaison de trois facteurs tous défavorables: vent violent, sécheresse du sol et faible humidité de l’air. C’est cette accumulation qui justifiait une fermeture préventive, plutôt qu’une simple mise en garde.

Un territoire cicatrisé par les incendies

Cette réaction d’anticipation n’était pas du catastrophisme bureaucratique. La région marseillaise porte les traces récentes et profondes de grands feux. Bien que le parc des Calanques lui-même ne figure pas parmi les zones dévastées mentionnées dans le communiqué, le département voisin du Var offrait une illustration parlante du danger.

Au cours de la même année, le Var avait connu des incendies majeurs: près de 7 500 hectares avaient été dévorés par les flammes. Ce n’était pas une abstraction statistique. Des centaines de personnes avaient dû être évacuées, notamment dans les communes de Pontevès et de Cotignac, face à l’avancée des feux de forêt. Ces incendies du Var – suffisamment proches géographiquement et temporellement – rappelaient aux habitants et aux autorités de Marseille à quel point la situation pouvait basculer rapidement en période de sécheresse.

Une fermeture préventive aux enjeux multiples
Une fermeture préventive aux enjeux multiples

Une fermeture préventive aux enjeux multiples

Interdire l’accès à 27 calanques représente bien plus qu’une simple inconvenance touristique. Les Calanques constituent un atout économique et culturel majeur pour la métropole marseillaise, fréquentées des milliers de jours par an. Leur fermeture affecte les résidents qui y cherchent un refuge estival, les touristes dont les vacances s’en trouvent reconfiguées, et indirectement les petits commerces des villages côtiers dépendants de cette fréquentation.

Cependant, la logique préventive prime. Une fois qu’un incendie se déclare dans les Calanques – zone dotée de peu d’accès routiers, de pentes abruptes et d’une végétation méditerranéenne très inflammable – maîtriser le feu s’avère exponentiellement plus difficile et coûteux. Mieux vaut une journée de fermeture, même légitime, qu’une catastrophe environnementale et humaine d’ampleur régionale.

Une vulnérabilité structurelle

Ce qui frappait dans le positionnement de la préfecture, c’est que la menace n’était pas présentée comme exceptionnelle ou imprévisible. Au contraire: le département était qualifié de « plus exposé au risque de feu de forêt en France métropolitaine ». Cela signifie que les Bouches-du-Rhône vivent avec cette épée de Damoclès de manière quasi permanente durant les mois chauds. Chaque été apporte son lot de fermetures préventives, chaque automne tardif ses alertes.

La combinaison du climat méditerranéen, de la proximité de zones densément peuplées et de l’absence de précipitations estivales crée un environnement où la prévention – aussi contraignante soit-elle – demeure l’outil de gestion le moins coûteux en vies humaines et en destructions de biens. La fermeture des Calanques, temporaire et encadrée par une décision préfectorale, reflétait cette logique: accepter l’inconfort d’une journée pour éviter le chaos d’un grand feu.

À retenir

  • Le parc national des Calanques entre Marseille et Cassis a été fermé au public jeudi.
  • La préfecture des Bouches-du-Rhône craint des rafales de vent dépassant 55 km/h.
  • La végétation fragilisée par la sécheresse représente un risque d' incendie élevé.
  • L' interdiction concerne l' accès aux 27 calanques et les massifs forestiers du secteur.
  • Les Bouches-du-Rhône sont le département le plus exposé aux feux de forêt en France.

Questions fréquentes

Pourquoi le parc national des Calanques a-t-il été fermé?
Le parc a été fermé en raison d’un risque d’incendie élevé lié aux conditions météorologiques: des rafales de vent dépassant 55 km/h étaient attendues et la végétation était fragilisée par la sécheresse.
Combien de calanques sont concernées par cette fermeture?
Les 27 calanques s’étendant entre Marseille et Cassis sont toutes concernées par la fermeture totale du parc.
Qui n' avait pas le droit d' accéder au parc pendant cette fermeture?
Ni les touristes ni les habitants ne pouvaient accéder au parc. L’interdiction couvrait l’accès, la présence, les travaux et la circulation dans les massifs forestiers du secteur.
Pourquoi les Bouches-du-Rhône sont-elles particulièrement exposées aux feux de forêt?
Le département des Bouches-du-Rhône affiche le profil climatique le plus exposé au risque de feu de forêt en France métropolitaine selon la préfecture.
Clémence Dubeau
Clémence Dubeau
Parisienne d'adoption passée par Marseille et Bordeaux, Clémence couvre la culture, les sorties et les événements qui animent les grandes villes françaises. Expos, festivals, ouvertures de lieux, scène gastronomique elle repère ce qui fait vibrer chaque métropole avant tout le monde. Ancienne chroniqueuse radio, elle écrit comme elle parle : avec rythme et sans détour.

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