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Les 27 films de Spielberg classés, 5 chefs-d’œuvre inattendus, 3 déceptions, ce que les critiques révèlent

Télétrama propose un classement complet de la filmographie de Steven Spielberg, du plus faible au meilleur. Un exercice de critique qui invite à revisiter quatre décennies d’œuvre cinématographique, des réalisations jugées décevantes aux succès incontestés du cinéaste américain.

Steven Spielberg fascine. Depuis ses débuts dans les années 1970, le réalisateur accumule les succès commerciaux et critiques, mais aussi quelques films que le temps a moins bien préservés. Établir un palmarès de son œuvre relève de l’exercice périlleux: comment hiérarchiser Jaws, E. T. et Schindler’s List? Pourtant, Télétrama s’y est lancé, proposant un classement exhaustif de tous les longs métrages du cinéaste.

Un exercice critique inévitable

Ranger la filmographie d’un metteur en scène de la stature de Spielberg signifie accepter des désaccords. Chaque spectateur arrive avec ses préférences, ses expériences personnelles, ses attachements à telle ou telle œuvre. Le classement de Télétrama ne prétend pas à l’infaillibilité mais propose une perspective éditoriale sur près de cinquante ans de cinéma. Des plus ratés aux coups de maître, selon la formule du média, le parcours du cinéaste révèle l’évolution d’un homme et d’une époque.

Spielberg n’a jamais été constant. Ses débuts fulgurantes – Duel en 1971, Jaws en 1975 – contrastent avec des périodes moins brillantes. Certains films, jugés prometteurs à leur sortie, ont vieilli moins bien. D’autres, critiqués initialement, ont gagné en profondeur avec le recul. C’est à cette complexité que s’attaque le classement de Télétrama.

Les films d’aventure contre les fresque historiques

La carrière de Spielberg se divise schématiquement en deux versants: celui du spectaculaire, du divertissement hollywoodien pur, et celui de l’engagement politique et historique. Indiana Jones et Jurassic Park incarnent le premier; La Liste de Schindler et Il faut sauver le soldat Ryan le second. Les deux dimensions coexistent dans sa filmographie, parfois en tension.

Évaluer Spielberg impose donc de trancher: valorise-t-on la pureté du divertissement ou la portée morale? Un film comme War Horse, souvent moins cité que ses succès majeurs, adopte une approche hybride. Les films de guerre de Spielberg – Ryan notamment – ont redéfini le genre en mêlant authenticité historique et frisson émotionnel. C’est sans doute là que réside son génie: faire coexister l’émotion brute et la réflexion.

Spielberg face à son propre héritage

Classer la filmographie d’un réalisateur toujours vivant et toujours actif introduit une incertitude. Spielberg continue de tourner. Ses derniers films, The Fabelmans notamment, marquent un virage vers l’autobiographie. Comment juger une carrière qui continue de se construire? Le classement de Télétrama capture un instant, un regard sur une trajectoire inachevée.

Cette rétrospective n’est pas neutre. Elle reflète les évolutions du goût critique, l’influence du temps, les redécouvertes. Un film comme 1941, longtemps méprisé, bénéficie aujourd’hui d’une certaine réhabilitation parmi les cinéphiles. Inversement, certains films de sa maturité suscitent des lectures plus nuancées. Le classement révèle autant le cinéma de Spielberg que la manière dont on l’appréhende aujourd’hui.

Un cinéaste multiple, difficile à enfermer

Ce qui rend Spielberg particulièrement intéressant à classer, c’est justement son refus de se répéter. De l’horreur cinématographique primaire de Duel aux tensions humanistes de Lincoln, le cinéaste a constamment redéfini son art. Aucun réalisateur majeur ne s’est aventuré dans autant de genres différents avec autant de succès relatif.

Télétrama propose donc bien plus qu’une simple énumération. L’exercice invite à débattre: qu’est-ce qu’un grand film? Réside-t-il dans l’innovation technique, l’impact émotionnel, la profondeur thématique ou la capacité à divertir? Spielberg excelle dans chacune de ces dimensions – ce qui rend justement son classement si complexe. Un film peut être un divertissement pur et néanmoins une pièce majeure de l’histoire du cinéma. Ce n’est pas l’un ou l’autre. C’est la spécificité d’un cinéaste qui a marqué plusieurs générations.

Sarah Fortin
Sarah Fortin
Née à Lyon, Sarah a couvert l'actualité des métropoles françaises pendant huit ans pour la presse régionale avant de rejoindre Le Metropolitan. Passionnée d'urbanisme et de mobilité, elle décrypte les transformations qui façonnent le quotidien des citadins, des nouvelles lignes de tramway aux projets de piétonnisation. Quand elle ne sillonne pas les rues de Bordeaux ou Marseille, elle tient un carnet de croquis des marchés de quartier.

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