Le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Rosières-en-Santerre élargit son offre de transport destinée aux personnes âgées et à mobilité réduite. Depuis juillet 2026, le service ne se limite plus à la commune de Rosières-en-Santerre: les usagers peuvent désormais accéder à Méharicourt le mardi après-midi et à Harbonnières le jeudi matin.
Ce mardi matin, dans les bureaux du CCAS de Rosières-en-Santerre, l’équipe administrative finalise les derniers ajustements du calendrier de transport. Les trajets se multiplient, les plannings s’épaississent. Une expansion silencieuse mais décisive pour les habitants âgés de plus de 70 ans qui animent cette petite commune de Picardie. Jusqu’à cet été, leur univers de mobilité restait borné: Rosières-en-Santerre et c’était tout. Aujourd’hui, c’est deux communes de plus qui deviennent accessibles.
Deux nouvelles destinations, deux nouveaux rythmes
L’extension se dessine selon un calendrier régulier et prévisible. Méharicourt accueillera les usagers le mardi après-midi, offrant une fenêtre horaire que les passagers peuvent intégrer à leur semaine. Harbonnières, elle, recevra les trajets du jeudi matin, créant ainsi une cadence différente mais tout aussi fiable. Cette structuration n’est pas anodine: pour les personnes âgées et à mobilité réduite, la prévisibilité est une forme de liberté. Savoir qu’on peut compter sur un transport chaque mardi ou chaque jeudi, c’est retrouver une autonomie qu’on croyait parfois perdue.
Le service du CCAS répond à une logique simple mais souvent oubliée: adapter l’offre aux besoins locaux. Les trajets vers Méharicourt et Harbonnières ne surgissent pas du néant. Ils correspondent à des demandes réelles, des envies concrètes – se rendre chez des proches, accéder à des services, maintenir du lien social. Le CCAS, en écoutant ses usagers, transforme cette demande en réalité opérationnelle.
Un service pensé pour une population spécifique
Ce transport urbain s’adresse exclusivement aux Rosiérois âgés de plus de 70 ans. C’est une cible précise, une reconnaissance que la mobilité devient un enjeu majeur passé un certain cap de la vie. À cet âge, l’autonomie de circulation n’est pas garantie. La voiture personnel devient parfois impossible à tenir, les trajets à pied se compliquent. Le service du CCAS comble exactement ce vide. Il n’impose pas un itinéraire unique, ni une destination obligatoire: il s’adapte aux besoins et aux envies de chacun, selon les termes du CCAS lui-même.
C’est une formule rarement entendue dans l’administration locale. Généralement, on propose une ligne A et une ligne B, prédéfinies, immuables. Ici, c’est l’inverse: la structure s’efface derrière la personne. Chaque usager devient un cas particulier dont les aspirations et les contraintes méritent une réponse ajustée.
Une expansion modeste mais symptomatique
Rosières-en-Santerre n’est pas une métropole. L’extension de son service de transport vers deux communes voisines peut sembler très localisée, quasi anecdotique aux yeux de qui n’observe que les grandes métropoles. Pourtant, elle témoigne d’un mouvement plus large: celui des territoires ruraux et semi-urbains qui repensent la mobilité de leurs habitants les plus vulnérables. Quand une petite commune de Picardie se dote d’un service régulier reliant plusieurs localités proches, c’est qu’elle a compris une leçon que les grandes villes mettent parfois des années à intégrer: la mobilité n’est pas qu’une question d’infrastructure massive, c’est d’abord une question de pragmatisme et d’attention.
Cette initiative reflète aussi les contraintes budgétaires locales: plutôt que de déployer des bus à horaires généreux – un modèle coûteux et peu adapté à des flux dispersés -, le CCAS crée une offre minimaliste mais fiable. Deux trajets par semaine vers chacune des nouvelles communes. C’est peu, c’est efficace, c’est tenable.
Au cœur d’une logique d’accessibilité territoriale
L’extension du service interroge aussi la géographie de l’accès aux services. Méharicourt et Harbonnières, en devenant accessibles aux transportés du CCAS de Rosières-en-Santerre, ne changent pas de nature – ce sont toujours des petites communes. Mais elles accèdent à une forme de connectivité, celle que seul le transport garantit. Un commerce, un cabinet médical, une mairie, un lieu associatif situé à Méharicourt devient maintenant atteignable régulièrement pour une personne de plus de 70 ans résidant à Rosières-en-Santerre. C’est une forme de désenclavement discret mais réel.
Pour les trois communes – Rosières-en-Santerre, Méharicourt, Harbonnières – cette architecture nouvelle ouvre aussi des portes commerciales et administratives. Les habitants de chaque localité gagnent accès aux ressources des autres. C’est un tissu urbain minimaliste qui se tisse, loin des grands schémas métropolitains mais avec la même logique: créer des connexions.
La question sous-jacente de la pérennité
Restent les questions pratiques: ce service persistera-t-il? Sera-t-il amélioré, étendu davantage? Pour le moment, aucune information sur les budgets, les enveloppes allouées, ou les projections d’évolution. Le CCAS a choisi son moment pour agir – juillet 2026 – et a structuré son offre. La suite montrera si cette expansion modeste était un point de départ ou un aboutissement.
Pour les usagers rosiérois âgés de plus de 70 ans, c’est déjà un changement tangible. La mobilité retrouvée est une forme de liberté que chacun comprend différemment. Certains y verront un accès à la culture, d’autres à des services médicaux, d’autres encore au simple plaisir de voir des proches. Le CCAS, en ouvrant ce service, reconnaît que cette autonomie de circuler mérite de l’attention publique. C’est une leçon que les territoires les moins visibles du pays posent tranquillement aux grandes villes.
À retenir
- Le CCAS de Rosières-en-Santerre élargit son service de transport pour les personnes âgées et à mobilité réduite.
- Depuis juillet 2026, les usagers accèdent à Méharicourt le mardi après-midi et à Harbonnières le jeudi matin.
- Le service s' adresse principalement aux habitants âgés de plus de 70 ans de la commune picarde.
- La prévisibilité des trajets hebdomadaires offre une forme de liberté et de sécurité aux personnes âgées.
Questions fréquentes
- Depuis quand le service de transport du CCAS de Rosières-en-Santerre s'étend-il aux autres communes?
- Le service s’est étendu depuis juillet 2026. Les personnes âgées peuvent désormais accéder à Méharicourt et Harbonnières en plus de Rosières-en-Santerre.
- Quels sont les jours et horaires pour se rendre à Méharicourt et Harbonnières?
- Méharicourt est accessible le mardi après-midi, tandis que Harbonnières accueille les trajets le jeudi matin.
- Qui peut utiliser ce service de transport?
- Le service s’adresse aux personnes âgées et à mobilité réduite, notamment les habitants de plus de 70 ans.
- Pourquoi la régularité des trajets est-elle importante pour les utilisateurs?
- Pour les personnes âgées et à mobilité réduite, la prévisibilité des trajets constitue une forme de liberté en leur permettant de compter sur un transport fiable chaque semaine.