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Vincent Pastore, interprète du célèbre «Big Pussy» des Soprano, décédé à 80 ans au Bronx

Vincent Pastore, l’acteur américain qui incarnait Salvatore « Big Pussy » Bonpensiero dans la série Les Soprano, est décédé samedi 1er août à l’âge de 80 ans. Retrouvé mort dans sa résidence du Bronx à New York, il laisse derrière lui une carrière marquée par des rôles de gangster et surtout par l’une des scènes d’exécution les plus mémorables de la télévision.

C’est à travers l’écran que des millions de téléspectateurs ont appris le décès de Vincent Pastore. Son manager Robert Attermann a confirmé la nouvelle à l’AFP sans révéler les circonstances exactes de sa mort. Mais pour les fans de la série culte de HBO, le nom de Vincent Pastore reste indissolublement lié à un moment de télévision qui marqua les esprits: l’assassinat de son personnage à la fin de la saison 2.

Une scène qui devint légendaire

Pendant quatre saisons, Salvatore « Big Pussy » Bonpensiero incarna le bras droit du mafieux Tony Soprano, joué par James Gandolfini. Mais ce statut de confident privilégié cachait un secret qui allait déterminer tout l’arc narratif du personnage: Big Pussy avait été arrêté par la police fédérale et s’était transformé en indic du FBI. Les producteurs de Les Soprano décidèrent d’en faire une révélation explosive.

La scène de son exécution, au cœur de la saison 2, devint l’une des plus emblématiques de la série. Sous le prétexte d’une visite en bateau, ses anciens camarades forcent Big Pussy à avouer sa trahison avant de l’abattre. Les tirs qui le frappent à la poitrine reflètent un détail sombre mais révélateur: le personnage avait autrefois exprimé le souhait de garder ses yeux intacts – une dernière forme de dignité même face à la mort.

Au-delà des Soprano: une carrière à l’ombre des gangsters

Vincent Pastore ne devait pas sa notoriété uniquement à Les Soprano. Il s’était construit une carrière d’acteur spécialisé dans les rôles de mafieux et de criminels. En 1990, il apparaît dans Les Affranchis de Martin Scorsese, puis en 1993 dans L’Impasse réalisé par Brian De Palma. Ces apparitions, bien que brèves, renforçaient cette image d’acteur attaché à incarner l’univers du crime organisé.

Plus récemment, le réalisateur Tom DeNucci fit appel à lui pour Vault en 2019, confirmant que Vincent Pastore restait un acteur en demande malgré les années.

L'énigme du surnom « Big Pussy »
L'énigme du surnom « Big Pussy »

L’énigme du surnom « Big Pussy »

Le surnom du personnage, « Big Pussy », peut sembler vulgaire au premier abord, particulièrement dans la version originale anglophone. Mais il n’était ni gratuit ni dépourvu de sens narratif. Ce surnom référençait en réalité le passé du personnage: avant de devenir mafieux, Salvatore Bonpensiero était cambrioleur. En argot anglo-saxon, le mot « pussy » (parmi ses diverses acceptions) est une expression qui désigne les monte-en-l’air – les voleurs – en les assimilant à des chats, connus pour leur agilité et leur discrétion.

Des hommages d’acteurs et réalisateurs

La mort de Vincent Pastore a provoqué une vague d’hommages dans le milieu du cinéma et de la télévision. Michael Imperioli, qui incarnait Christopher Moltisanti dans Les Soprano, a publié un message sur Instagram: « Vinny était un frère au grand cœur, profondément attaché à sa famille et à ses amis. Il me manquera pour toujours. »

Tom DeNucci, le réalisateur de Vault, a également rendu hommage: « J’ai eu une chance incroyable de l’avoir connu au fil des années. Je sais que ce ne sera plus pareil sans lui, mais son héritage perdurera à jamais à travers les innombrables rôles au cinéma et à la télévision qui l’ont rendu inoubliable. »

Ces témoignages convergent sur un point: au-delà du personnage de Big Pussy, c’est l’homme que ses collaborateurs pleuraient – quelqu’un d’attaché aux siens, qui avait marqué les esprits autant par son intégrité personnelle que par ses talents de comédien.

Un héritage télévisuel durable

Avec la disparition de Vincent Pastore, c’est un pan important de l’histoire de la télévision américaine qui s’efface. Les Soprano, série révolutionnaire qui transforma la fiction télévisée en redonnant ses lettres de noblesse au format des séries longues, ne sera plus jamais regardée de la même façon. Chaque réplique de Big Pussy, chaque scène de complicité avec Tony Soprano, chaque moment où le personnage navigue entre la loyauté et la trahison, devient maintenant un fragment d’un univers révolu, habité par des acteurs dont certains – comme Vincent Pastore – ont quitté la scène.

À retenir

  • Vincent Pastore, acteur américain, est décédé samedi 1er août à l'âge de 80 ans au Bronx.
  • Il incarnait Salvatore « Big Pussy » Bonpensiero dans la série Les Soprano de HBO.
  • Son personnage était le bras droit de Tony Soprano pendant quatre saisons.
  • La scène d' exécution de Big Pussy à la fin de la saison 2 devint l' une des plus mémorables de la télévision.
  • Big Pussy avait été arrêté par la police fédérale et s'était transformé en indic du FBI.

Questions fréquentes

Quel âge avait Vincent Pastore à son décès?
Vincent Pastore avait 80 ans. Il est décédé samedi 1er août à sa résidence du Bronx à New York.
Quel était le rôle le plus célèbre de Vincent Pastore?
Vincent Pastore incarnait Salvatore « Big Pussy » Bonpensiero dans la série Les Soprano, le bras droit du personnage principal Tony Soprano.
Pourquoi la scène de mort de Big Pussy est-elle restée mémorable?
La scène d’exécution de Big Pussy à la fin de la saison 2 est devenue l’une des plus emblématiques de la série. Elle révélait que le personnage était un indic du FBI, ce qui causait sa trahison envers Tony Soprano et ses compagnons.
Qui a confirmé le décès de Vincent Pastore?
Son manager Robert Attermann a confirmé la nouvelle à l’AFP, sans révéler les circonstances exactes de sa mort.
Clémence Dubeau
Clémence Dubeau
Parisienne d'adoption passée par Marseille et Bordeaux, Clémence couvre la culture, les sorties et les événements qui animent les grandes villes françaises. Expos, festivals, ouvertures de lieux, scène gastronomique elle repère ce qui fait vibrer chaque métropole avant tout le monde. Ancienne chroniqueuse radio, elle écrit comme elle parle : avec rythme et sans détour.

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