Valerie Hirschfield, une jambe de fer pour une Dame de coeur

C’est l’histoire de la maladie, sournoise, qui s’immisce dans un corps sain. C’est le récit d’une femme qui va abandonner une partie de son corps pour récupérer sa vie. Valerie Hirschfield avait 40 ans quand sa destinée a changé. 

« C’est un nouveau monde qui m’a aspiré toute entière. J’étais très malade pendant de nombreux mois. Et un jour on m’annonce que ce n’est plus simplement une histoire de chair, ça se propage aussi dans le sang. Il faut amputer, ou mes jours sont comptés. » 

Le temps n’est ni à la complainte ni à la réflexion de trop. « Quelque chose en vous ne veux pas se laisser mourir. Vous pensez à vos enfants, à votre famille, à la vie qui s’échappe et ça devient une idée fixe, il faut survivre. » 

Une volonté inébranlable

Après l’hôpital, il est de coutume de se rendre dans un centre de rééducation pour être appareillé avec une prothèse. Il faut réapprendre les mouvements du quotidien, se familiariser avec cet état nouveau, parler, construire sa nouvelle identité….

« Plus tard » répond Valérie, car la vie a déjà repris.

« J’ai quitté l’hôpital quatre jours après l’opération. J’ai défait ma valise seule. Une semaine plus loin j’étais à la plage dans l’eau. Mes muscles avaient fondu et je me déplaçais avec des cannes. C’était difficile, mais sans m’en rendre compte, tout avait déjà recommencé. Nous étions en plein durant les vacances d’été, mes enfants étaient à la maison et c’était le plus important pour moi. Ma vie de maman devait reprendre avant toute autre chose. Je disais:  « Oui, à la rentrée je m’occupe de ça ». Mais les vacances de la Toussaint sont arrivées très vite … puis celles de Noël. J’ai recommencé à conduire, puis j’ai débuté le tennis en fauteuil, un peu plus tard les randonnées toujours sans prothèse. Dix ans après je vivais encore avec mes cannes. »

Le sport comme élément déclencheur :

Mais de défi en défi, Valérie rencontre une nouvelle envie. « Je me suis mise à rêver de Paddle. Or, l’eau est toujours en mouvement même quand la mer est calme. Garder l’équilibre n’était pas chose facile, mais en m’entrainant tous les jours pendant des semaines, j’y suis parvenue en restant statique. Pour naviguer par contre, il me fallait de l’aide, il me fallait une prothèse, j’ai donc décidé qu’il était temps ».   

Quelques mois plus tard, Valérie est la première personne handicapée à participer à la SUP 11 City Tour, une course de Paddle de 220 km sur les canaux des Pays-Bas.

Vouer sa vie à améliorer celle des autres

Des conférences, des rencontres, des congrès, des démonstrations et des challenges sont le quotidien de Valérie. L’année dernière elle a parcouru en marchant La Seyne – Marseille pour récolter des dons pour les enfants souffrants. Son nouveau défi est plus personnel.  « Je souhaite tout mettre en oeuvre pour que les personnes handicapées qui n’osent pas, puissent connaître à nouveau les plaisirs du sport et la sensation de dépassement de soi. Je viens de créer l’Association Renaissance pour récolter des dons dans ce but. Par le biais de mon partenariat avec un fabricant de prothèses français, Proteor, et avec l’aide de mon orthoprothésiste BTC Orthopédie, des journées sont organisées, durant lesquelles on peut essayer des prothèses pour pratiquer différents sports ou activités: course, accrobranche, escalade, stand-up paddle, tennis, velo, etc. Dans mon parcours, le sport est un élément important. Et j’ai une certitude que je souhaite partager : la vie est belle et on peut faire plein de choses même avec un membre en moins … » 

 

Crédit Photo :Valerie Hirschfield et La cahute Windsurf Sup du Brusc

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