Un magnifique village de santonniers ouvre les festivités de Noël à Six-Fours

D’abord il y a l’odeur des châtaignes grillées, puis la ville qui s’éclaire à la tombée de la nuit. Les sapins décorés, les guirlandes qui clignotent, les manteaux épais et la soupe, offerte par la municipalité, qui réchauffent les passants. Le doute n’est pas permis, c’est ce dernier vendredi de novembre que la magie de Noël s’est installée à Six-Fours.

« Un santonnier, ça ne travaille pas que pendant les fêtes de fin d’année ».

Et quoi de mieux pour ouvrir le bal des festivités qu’un village de Santonniers ? Le petit-fils Dalmas, qui vient de se décider à suivre les traces de son grand-père, donne le ton : « Evidemment un santonnier ne travaille pas que l’hiver ! Il y a tout un office qui se fait en atelier, toute l’année, à l’abri des regards. Il faut concevoir, créer des nouveaux modèles, fabriquer ces derniers … mais le mois de décembre, c’est le moment le plus éprouvant (rire) « . 

Ici, les photos d’Eric Spiller venaient sublimer les créations de Florence Begni

Des santons pour toutes les envies !

Sur la place des poilus, ce ne sont pas moins d’une vingtaine d’exposants qui ont offert aux yeux du public leurs dernières créations. Et il y en avait pour tous les goûts et toutes les envies : des maisons du monde, aux personnages provençaux jusqu’aux scènes bibliques.

Les productions en argile ont également eu beaucoup de succès.

« Je produits environ 6 000 pièces à l’année »

Serge Vincent est un passionné. Il travaille aussi bien la peinture que le bronze. Mais sous sa petite tante rouge, ce jour-là, il présente des figures d’autrefois en argile. Il raconte : « Je produits environ 6 000 pièces à l’année. J’en ai amené quelques centaines pour exposer. Mais j’ai aussi des productions beaucoup plus grosses de plusieurs mètres comme une scène de transhumance que je garde chez moi. »

Le seul bémol, la pluie annoncée qui est venue écourter les festivités.

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