Un hommage au 4 policiers assassinés à la Préfecture de Paris a été rendu à Six-Fours

Il y a de cela quelques jours, une poignée de Six-Fournais accompagnés du premier magistrat de la ville et de l’équipe municipale se sont rendu devant la stèle des Enfants de France morts en mission pour adresser un dernier hommage aux victimes de l’attaque de la Préfecture de Paris. 

Devant l’assistance, Jean-Sébastien Vialatte a déclaré : « Le 25 août dernier, alors que je dévoilais cette stèle en hommage aux enfants de France morts en mission, je ne pensais pas que nous nous retrouverions à nouveau ici aussi rapidement. 

Hélas, c’était sans compter sur la folie des hommes, sans compter sur la haine d’un homme. 

Au moment où je m’adresse à vous, je pense à ce petit matin du 3 octobre alors que l’aube se levait à peine et que dans l’odeur du café chaud, Damien, Aurélia, Anthony et Brice s’apprêtaient à endosser leurs uniformes et à nous protéger. 

Dans la torpeur de cette journée qui commençait, le major Damien Ernest, policier depuis plus de 26 ans qui par son travail avait gravi chacun des échelons pour arriver à celui de major de la Police nationale, pensait certainement au bonheur qui l’attendait avec sa compagne et à ce mariage tant désiré.

Dans la douceur de ce jour qui se levait, les gardiens de la paix Aurélia Trifaro ou Anthony Lancelot devait rêver aux sorties qu’ils allaient faire avec chacun de leurs enfants au cours du week-end estival qui s’annonçait. 

Dans la légèreté d’un matin enthousiaste, Brice Le Mescam, adjoint administratif imaginait les rires de la pièce de théâtre, sa passion, à laquelle il allait assister avec son compagnon. 

Damien, Aurélia, Anthony et brice avaient la vie devant eux. Hélas, c’était sans compter sur la haine d’un homme qui en quelques minutes a lâchement assassiné quatre serviteurs de la République. (…)  » 

« J’adresse  à leurs familles, à leurs proches, nos plus sincères condoléances et les assure de notre compassion dans l’épreuve dramatique qu’ils traversent. Mais au non des Six-Fournaises et des Six-Fournais, je veux aussi dire à ces fanatiques qui par de telles atrocités pensent nous affaiblir que bien au contraire ils renforcent notre détermination à lutter contre le terrorisme, le fanatisme la haine de l’Autre.

« Quatre enfants de France sont tombés, nous pleurons de toute notre âme, mais demain mes chers amis, comme nous l’avons fait tant de fois dans notre Histoire, quarante, quatre cents, des milliers d’autres se lèveront pour défende les valeurs même qui fondent notre République de Liberté, d’égalité, de Fraternité! (…) 

 

 

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