Simone Veil mise à l’honneur à Six-Fours

À l’occasion du deuxième anniversaire de la disparition de Simon Veil, la ville de Six-Fours-Les-Plages a décidé d’honorer sa mémoire en rebaptisant la salle du conseil municipal par son nom et en déposant une gerbe devant le monument aux morts. 

Devant les élus et les gens de la ville venus participer à l’hommage, le maire de la commune Jean-Sébastien Vialatte s’est exprimé en ces mots :  » (…) Simone Veil est déportée à l’âge de 16 ans, en avril 1944 à Auschwitz où on lui marque pour l’éternité sur le bras le numéro 78651. (…) » 

« Après avoir été libérée du camp de Bergen-Belsen, Simone Veil sera de retour en France le 23 mai 1945. La mort côtoyée de si près aurait pu l’anéantir, elle lui donnera au contraire une force inébranlable pour la vie. (…) » 

« Parce qu’elle a vu de si près ce que la folie des hommes peut engendrer, toute sa vie Simone Veil a défendu du plus profond de son âme les valeurs humanistes de notre pays, le meilleur des valeurs de notre République de Liberté, d’Egalité, de Fraternité. »

« Parce qu’à 16 ans à peine, une idéologie antisémite, raciste, xénophobe l’a plongée dans un univers d’hommes et de femmes décharnés, d’enfants martyrisés, de corps calcinés qui aura vu périr sa mère, son père, son frère et une de ses soeurs, toute sa vie Simone Veil s’est élevée pour combattre l’extrême droite parce que, Mesdames et Messieurs, ne l’oublions jamais les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets (…). »

« Mesdames et Messieurs, je ne peux conclure sans rappeler avec reconnaissance ce témoignage de Simone Veil à la jeunesse : « Notre héritage est là, entre vos mains, dans votre réflexion et dans votre coeur, dans votre intelligence et votre sensibilité. » 

« Il vous appartient que la vigilance ne soit pas un vain mot, un appel qui résonne dans le vide de consciences endormies. Si la Shoah constitue un phénomène unique dans l’histoire de l’humanité, le poison du racisme, de l’antisémitisme, du rejet de l’autre, de la haine ne sont l’apanage d’aucune époque, d’aucune culture, ni d’aucun peuple. Ils menacent à des degrés divers et sous des formes variées, au quotidien, partout et toujours, dans le siècle passé comme dans celui qui s’ouvre. Ce monde là est le vôtre. Les cendres d’Auschwitz lui servent de terreau. » 

« Pourtant votre responsabilité est de ne pas céder aux amalgames, à toutes les confusions. La souffrance est intolérable; toutes les situations ne se valent pourtant pas. Sachez faire preuve de discernement, alors que le temps nous éloigne toujours plus de ces événements, faisant de la banalisation un mal peut-être plus dangereux encore que la négation. (…) ».

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