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Nadia Farès décédée à 57 ans, actrice française de renom, enfance à Nice, carrière impressionnante, ce que laisse une légende du cinéma

L’actrice Nadia Farès, figure du cinéma français des années 1990 et 2000, est décédée à l’âge de 57 ans des suites d’un accident survenu dans une piscine. Révélée dans « Les Rivières pourpres » aux côtés de Jean Reno, elle laisse derrière elle une filmographie de 25 longs-métrages.

La nouvelle a été confirmée ce matin par l’entourage de la comédienne, qui avait été hospitalisée en urgence suite à l’accident. Née à Marrakech en 1968, Nadia Farès avait grandi à Nice avant de s’installer à Paris pour poursuivre sa carrière d’actrice. Son décès marque la disparition d’une interprète qui avait su s’imposer dans le paysage cinématographique français, particulièrement dans le registre du thriller.

Des Rivières pourpres à Marseille : une carrière marquée par le polar

Nadia Farès accède à la notoriété en 2000 avec « Les Rivières pourpres » de Mathieu Kassovitz, où elle incarne l’inspecteur Fanny Ferreira aux côtés de Jean Reno et Vincent Cassel. Le film, adapté du roman de Jean-Christophe Grangé, rencontre un succès public avec 4,8 millions d’entrées en France et propulse l’actrice au rang des visages féminins du polar français.

Cette performance lui ouvre les portes d’autres productions du genre. Elle retrouve Jean Reno dans « Wasabi » (2001) de Gérard Krawczyk, puis s’illustre dans « La Mentale » (2002) de Manuel Boursinhac. Sa capacité à incarner des femmes fortes, souvent dans des univers masculins, devient sa signature artistique.

Le réalisateur Alain Berbérian fait appel à elle pour « Paparazzi » (1998), tandis que Gérard Pirès la dirige dans « Double Zéro » (2004). Ces collaborations témoignent de sa polyvalence, oscillant entre action, comédie et drame.

Plus récemment, elle avait rejoint le casting de la série « Marseille » de Netflix, produite par Dan Franck, où elle donnait la réplique à Gérard Depardieu. Cette incursion dans le format sériel marquait une nouvelle étape de sa carrière, alors que les plateformes de streaming révolutionnaient les codes de production français.

Une formation théâtrale solide au Cours Florent

Avant de conquérir les écrans, Nadia Farès avait suivi une formation d’actrice au prestigieux Cours Florent à Paris. Cette école, qui a formé nombre de comédiens français reconnus, lui avait fourni les bases techniques qui caractériseront son jeu à l’écran.

Ses débuts remontent au milieu des années 1990, avec des apparitions dans des téléfilms et des seconds rôles au cinéma. Sa progression est méthodique : elle enchaîne les petits rôles pour s’aguerrir, travaille sa présence à l’écran et développe son registre d’expression.

Le tournant s’opère avec sa rencontre avec les équipes de « Paparazzi », où elle obtient un rôle plus consistant. Sa prestation attire l’attention de Mathieu Kassovitz, qui la choisit pour « Les Rivières pourpres » après plusieurs auditions. Cette sélection s’avère déterminante pour la suite de sa carrière.

Au-delà de ses qualités d’interprète, Nadia Farès était reconnue par ses pairs pour son professionnalisme et sa disponibilité sur les plateaux. Les équipes techniques soulignaient régulièrement sa ponctualité et sa préparation minutieuse des rôles, qualités appréciées dans un milieu où les contraintes de production sont importantes.

L'empreinte d'une actrice dans le cinéma populaire français
L'empreinte d'une actrice dans le cinéma populaire français

L’empreinte d’une actrice dans le cinéma populaire français

La filmographie de Nadia Farès reflète les évolutions du cinéma français des deux dernières décennies. Actrice du divertissement intelligent, elle a participé à des productions qui ont marqué le public tout en conservant une exigence artistique. Ses choix de rôles témoignent d’une volonté de défendre des personnages féminins complexes, loin des stéréotypes.

Dans « Les Rivières pourpres », son inspecteur Fanny Ferreira brise les codes du polar français traditionnellement dominé par des figures masculines. Cette approche lui vaut la reconnaissance de la critique spécialisée, qui salue sa capacité à imposer sa présence face à des partenaires chevronnés.

Son passage dans la série « Marseille » illustre par ailleurs sa capacité d’adaptation aux nouveaux formats narratifs. Alors que Netflix investissait massivement dans la production française, Nadia Farès avait su saisir cette opportunité pour élargir son public et explorer de nouveaux territoires d’expression.

L’accident qui a causé son décès prive le cinéma français d’une interprète qui avait encore de nombreux projets. Selon son agent, elle était en négociation pour plusieurs films prévus en 2026, témoignant d’une carrière toujours active malgré les transformations de l’industrie cinématographique.

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