Meurtre d’un Pompier de Paris: « Une société qui ne protège pas ses anges-gardiens est vraiment malade »

Autrefois, les attaques visant les pompiers étaient cantonnées aux « quartiers difficiles », aujourd’hui, elles peuvent avoir lieu en plein centre ville comme à la campagne. De plus en plus confrontés aux agressions, les sauveteurs prennent de plein fouet une société où la violence gagne du terrain*.

Un courrier de trois pages adressé aux 8 500 Sapeurs-Pompiers de Paris.

Un peu plus d’une semaine après le meurtre de Geoffroy Henry, pompier de 27 ans, tué par la personne qu’il était venu secourir, le général Jean-Claude Gallet a écrit aux 8 500 Sapeurs Pompiers de Paris pour dénoncer « la faible communication entre les acteurs de l’urgence » et réclamer « des mesures pour que cela ne se reproduise pas« .

Le récit du drame :

« Vous avez besoin de savoir (…) nous avons besoin de savoir », explique d’abord le général Gallet, détaillant le récit de l’agression dans le document. Il raconte ainsi que l’équipage de deux pompiers avait été appelé par le Samu pour le transport d’un homme « agité, aux antécédents psychiatriques (schizophrène, bipolaire) et en rupture de traitement » mais sans « notion de dangerosité immédiate ».
Alors qu’ils s’apprêtent à partir avec la victime vers l’hôpital le plus proche, cette dernière prétexte avoir oublié un document administratif et retourne dans l’habitation. Dans la petite pièce du fond, l’individu saisit un couteau et poignarde les deux pompiers. Le drame, selon le général, découle d’une « demande de [leurs] moyens qui n’est pas fondamentalement justifiée et [d’] une sous-évaluation du caractère dangereux » de l’agresseur.

« Le Pompier, n’est pas là pour être le punching-ball d’une violence irrationnelle ».

« Le sapeur-pompier (…) n’est pas là pour être le punching-ball d’une violence irrationnelle, voire d’une haine », insiste Jean-Claude Gallet, mentionnant  « la profonde tristesse, colère, indignation » des soldats du feu. Il pointe également du doigt la « sursollicitation opérationnelle ne relevant pas toujours de notre mission première », la « faible communication entre les acteurs de l’urgence qui fonctionnent avec des schémas éculés qui n’ont plus lieu d’être ».

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*Source : Le Figaro: « Quand le sauveteur devient une cible, c’est l’humanité qui perd du terrain« .

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