Massacre d’Oran: « Faire notre devoir de Mémoire »

Le 5 juillet 1962, presque quatre mois après le cessez-le feu de la guerre d’Algérie et deux jours après la reconnaissance de l’indépendance, la ville s’embrase.

L’Histoire d’un Massacre.

En juillet 1962, il reste dans la ville Algérienne d’Oran 100 000 Européens qui possèdent la garantie de leur personne grâce aux accords d’Evian. Pourtant, après une manifestation qui se conclue par une fusillade, place d’Armes, le lynchage et les meurtres des Européens débutent. Une véritable chasse à l’homme s’organise. Les forces Françaises en présence tardent à intervenir. On estime le nombre de victimes à 3018 et de disparus à 3000 personnes.

Devant une foule venue nombreuse, Christiane Giordano, présidente de l’Amicale Six-Fournaise des rapatriés prend la parole : « Tant d’années sont passées depuis ces tragiques événements et pourtant nous ne pouvons pas oublier cette déchirure, ce déracinement. »

« Aucun de nous ne peut plus se recueillir sur  tombe de son grand-père, aucun de nous ne peut aller montrer à ses petits enfants l’école où il a appris ou l’église où il s’est marié. Aucun de nous ne pourra jamais plus les emmener voir un film au cinéma Mogador d’Oran ou au cinéma  Versailles à Alger. Tout cela s’est enfui à jamais et n’existe plus désormais que dans nos coeurs » 

« Si nous ne pouvons pas oublier cette déchirure, je le disais, si nous devons pas l’oublier, il nous faut aussi ne jamais oublier le souvenir de nos camarades morts pour cette terre que nous avons tant aimée. » 

« Il nous appartient aussi de témoigner notre éternelle reconnaissance envers ces soldats et ces appelés venus se battre en Algérie, parfois hélas y mourir, et qui n’étaient pas responsables des décisions des gouvernements d’alors. » 

« Enfin, Mesdames et Messieurs, il nous appartient de raconter, de témoigner, de transmettre cette mémoire pour qu’elle puisse perdurer dans les années à venir à travers les jeunes générations qui n’on pas connu ce pays magnifique mais qui demain seront eux les gardiens de nos propres souvenirs.(…)  » 

« Réaliser notre devoir de mémoire » :

Claude Candes, trésorier adjoint de l’amicale des Rapatriés prend la parole : « Une horde sanguinaire (…) en transe massacrait tout sur son passage, enlevant les pauvre gens qui n’avaient pas eu le temps de s’abriter. » 

« Jamais ces hommes, femmes, et enfants, les uns allant au travail, les autres à leur quotidien pensaient qu’ils allaient être assassinés dans les heures qui suivent et que les lieux de leurs sépultures seraient le Petit Lac ou les Abattoirs municipaux. »

« C’est pour cela que nous sommes réunis aujourd’hui afin d’accomplir notre devoir de mémoire et de nous imposer de ne jamais les oublier ».  

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