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mercredi 17 août 2022

L’Espace sportif et d’accueil de la jeunesse de Berthe s’appellera désormais « ESAJ Gisèle-Halimi »

C’est la Journée internationale des Droits de la femme que Nathalie Bicais a choisie pour dévoiler le nouveau nom de l’ESAJ(*) de Berthe. Ce lieu ouvert à la jeunesse s’appellera désormais « ESAJ Gisèle-Halimi ». Du nom de cette avocate engagée toute sa vie pour les droits des femmes.

En ce 8 mars 2021, le symbole était fort. Même  si la Ville n’a pu, crise sanitaire oblige, organiser d’événements d’ampleur pour la Journée internationale des droits de la femme, madame le maire a souhaité honorer une figure de la défense des droits des femmes : Gisèle Halimi, disparue en juillet dernier. Dans son discours à l’espace sportif et d’accueil de la jeunesse de Berthe, Nathalie Bicais rappelait qu’« il manquait un nom à ce bel ensemble ».

La première femme maire de la deuxième ville du Var déclarait qu’« en ce jour symbolique où tous les pays du monde s’associent pour faire progresser les droits des femmes, j’ai voulu que ce lieu prenne le nom de Gisèle Halimi, cette femme d’exception qui s’est battue toute sa vie pour la cause féministe. »

Inspire la loi Veil

En présence de Jean-Louis Duchier, l’architecte de l’ESAJ, et de nombreuses élues de la majorité municipale, madame le maire rappelait les faits d’armes de cette battante « qui n’aura de cesse de défendre les causes militantes. Notamment contre l’interdiction de l’avortement. En 1972, lors du procès de Bobigny, devenu célèbre, en tant qu’avocate, elle attaque de front la loi interdisant l’avortement. Sa victoire éclatante contribuera au vote de la loi Veil sur l’IVG ».

« De même en 1974, elle défend deux femmes victimes d’un viol collectif. Les arguments qu’elle invoque lors du procès, favoriseront l’adoption d’une nouvelle loi, définissant avec clarté l’attentat à la pudeur et le viol ».

Un phare pour les femmes

Pour Nathalie Bicais, le nom de Gisèle Halimi représente « un phare pour toutes les femmes qui veulent aujourd’hui la fin des discriminations par le sexe. En tant que femme politique et maire de La Seyne, je sais ce que c’est que d’arriver en haut de l’échelle dans un monde d’hommes. C’est un challenge permanent et qui oblige à l’excellence. Je voudrais que toutes les petites filles qui viennent ici aient les yeux qui pétillent parce que le lieu est superbe, mais aussi et surtout parce que ce nom de Gisèle Halimi est porteur d’espoir. Pour leur droit à l’insouciance. Leur droit d’oser. J’ai envie de leur dire : Yes we can ! C’est possible ! »

Sylvette Pierron. Vivre à La Seyne.

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