Les travaux du quai du levant à Sanary se poursuivent

Très prisé des promeneurs, le site de l’esplanade est l’un des plus vulnérables de la Ville de Sanary- sur-Mer. Il est important de rappeler qu’il s’agit d’un espace qui a été conquis sur la mer il y a un siècle déjà. En effet, Michel Pacha fit déposer sur ce site les décombres de la démolition de l’ancienne église, depuis remplacée par celle qui s’y trouve actuellement.

Les travaux de cette avancée sur la mer ne datent que d’une quarantaine d’années. De plus, il s’agit d’un site appartenant au domaine public maritime de l’État, pour lequel la Ville détient une concession d’utilisation, qui a fait l’objet d’une régularisation. C’est dans ce cadre que la Commune intervient pour apporter des solutions, à court et à moyen termes, afin d’assurer la sécurisation d’un espace fragile qu’il faut préserver.

Depuis la création de cet espace, le littoral concerné souffre régulièrement de l’érosion maritime, en particulier lors des largades d’hiver.

Il est nécessaire de procéder à un confortement destiné à protéger à la fois la zone de baignade du Levant, le bassin portuaire, la promenade qui longe la mer, et le parc de stationnement.

Les études dans ce domaine s’avèrent longues et complexes, tant d’un point de vue technique que vis-à-vis de l’environnement – compte tenu de la présence notamment d’herbiers de posidonies à proximité – mais aussi sur le plan administratif puisque tout projet doit être validé par les services de L’État, à savoir la DDTM (Direction Départementale des Territoires et de la Mer) et la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, l’Aménagement et du Logement).

DES TRAVAUX EN 2019 POUR L’AMÉLIORATION DE LA PROMENADE DE L’ESPLANADE

Aujourd’hui, les travaux sont engagés dans le but de maintenir le trait de côte et protéger les infrastructures d’utilité publique. L’objectif est d’améliorer la protection des biens et équipements portuaires par la rehausse de la protection du quai, afin de limiter les franchissements lors de fortes houles. L’ouvrage est ainsi dimensionné pour résister aux houles cinquantennales en tenant compte des prévisions de hausse du niveau de la mer à l’horizon 2100.

Sur la digue du Levant

Une couche d’enrochement supplémentaire sera positionnée sur la protection actuelle et jusqu’à la partie du musoir de la digue.
Un muret sera positionné le long de cet enrochement pour limiter les franchissement d’eau et le quai sera rehaussé par la mise en œuvre d’un nouveau revêtement.

Sur la promenade

L’ouvrage de protection sera entièrement remplacé par une carapace constituée par une double rangée de blocs.
La promenade positionnée en arrière de l’enrochement sera délimitée par deux murets et disposera d’un nouveau revêtement.

Le cheminement le long du quai et de la promenade sera balisé par de l’éclairage intégré dans les murets.
Les espaces verts séparant actuellement le parc de stationnement de la promenade seront ponctuellement remaniés pour tenir compte de l’élargissement de la protection.

Des aménagements seront réalisés dans l’enrochement afin de permettre l’accès à la zone de baignade.

PHASES DU PROJET

– Dans un premier temps, l’étude a concerné le quai du Levant et l’enrochement ouest de la promenade, mais s’est étendue au linéaire d’enrochement plus à l’Est suite aux dégâts subis par la promenade durant l’hiver 2016. Le quai, qui présente des signes d’affaissement en particulier sur les 60 derniers mètres, ne protège pas assez l’entrée du port des fortes houles. L’enrochement est très déstructuré sur le linéaire concerné par l’étude. La promenade est dégradée et fait régulièrement l’objet de nombreux travaux de sécurisation. Lors de fortes houles, de nombreux éléments pouvaient être projetés vers le parc de stationnement. Seule une reprise complète de cette protection permettra de sécuriser à long terme cet espace.

– Le programme prévisionnel puis la consistance des travaux ont été déterminés sur la base de l’identification de la nature et qualité des fonds marins au droit de la zone projet.

– Les travaux ont été définis en tenant compte de la présence des trois espèces protégées avec ajustement des méthodologies et mise en place de mesures de protection adaptées. Ainsi, la reprise des ouvrages de protection de la promenade et du quai se font sans impacter la limite littorale actuelle et ainsi en restant à bonne distance des espèces protégées.

Ces travaux font l’objet d’un accord et d’un suivi par les services de l’état au titre de la loi sur l’eau et sur la biodiversité.

UN PROJET COMPLEXE

Le projet se déroulant sur le domaine public maritime, plusieurs instructions préalables ont été nécessaires :

  • –  Obtenir une concession d’utilisation du domaine public maritime (arrêté préfectoral du 5 mai 2015)
  • –  Déclarer l’existence du site de l’esplanade conformément à la loi sur l’eau (Avis du 25/10/2015)
  • –  Dossier de cadrage de projet Septembre 2017
  • –  Demande d’examen au cas par cas préalable à la réalisation d’une étude d’impact : AP n°AE F09317P0293 du 22/10/2017)
  • –  Avis d’exemption à dossier de dérogation au titre du L411-2 du code de l’environnement
  • –  Dossier de déclaration de projet dans le cadre de la loi sur l’eau (Avril 2019)La maîtrise d’ouvrage, communale lors du lancement du projet, est assurée depuis le 1er janvier 2018 par la Communauté d’Agglomération Sud Sainte Baume avec le transfert de la compétence GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations) et plus particulièrement son volet maintien du trait de côte.

    A la demande de la DREAL, la zone devait faire l’objet d’un suivi des grandes nacres à la fin des travaux. Toutefois, le recensement n’ira pas plus loin que la plongée initiale réalisée avant le démarrage des travaux. En effet, aucun individu vivant dans la zone concernée par ce suivi. n’a été observé. Tous ont certainement été touchés par l’épizootie présente en méditerranée qui décime cette espèce.

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