Le Lycée professionnel de la Coudoulière, déjà endeuillé organise une journée de sensibilisation à la sécurité routière. 

En 2017, 3 684 personnes ont perdu la vie sur les routes de France. La tranche d’âge la plus touchée par les accidents de la route reste celle des 15-24 ans. Le Lycée professionnel de la Coudoulière endeuillé l’année passée a dernièrement organisé une journée de sensibilisation à la sécurité routière. 

Un drame qui n’a pas servi de leçon.

Il y a quelques mois de cela, un drame a eu lieu tout près du Lycée de la Coudoulière à Six-Fours. Un lycéen sur sa moto a trouvé la mort instantanément après un choc violent. « De quoi faire réfléchir tout le monde au sein de l’établissement sur les risques liées à la conduite? Demande un professeur, Et bien pas vraiment ! Les élèves ont été choqués, surtout les premiers jours … et puis chassez le naturel … un mois après, ils recommençaient à cabrer en ligne droite et à slalomer entre les véhicules ». 

Une journée de sensibilisation à la sécurité routière.

Afin d’aider à éveiller les consciences, les responsables du lycée ont organisé une journée de sensibilisation à la sécurité routière. Pilotes professionnels, policiers municipaux, sapeurs-pompiers, parent d’enfant accidenté, ils ont tous accepté de donner de leur temps afin de faire évoluer les mentalités.

Laurence, Pascal, et Kevin Dragotto sont pilotes professionnels, ils sont chargés, en début de mâtiné de présenter la résultante d’un crash à 50km/h. Laurence commence : « Je freine, je stop, ça n’existe pas dans la réalité. Dîtes vous que si la vitesse est doublée par 2, la distance d’arrêt, elle, est multipliée par 4. Comptez en plus de cela, le temps de réaction! Si vous allez trop vite, la moindre erreur peut être fatale ». 

Le premier accident peut être fatal.

Avant de lancer le cascadeur à 50 km/h dans une voiture, elle explique : « Avec l’autorisation de la famille, nous allons vous raconter l’histoire d’un jeune garçon qui a trouvé la mort en se rendant au Lycée. Sa passion, c’était le Stunt, il pratiquait tous les week-end sur un terrain privé. Il était tellement bon, que jamais il n’avait touché le bitume. En se rendant au lycée, ce matin-là, sûr de son aisance, il n’a pas mis d’équipement de sécurité, pire, son casque n’était pas attaché. À un carrefour, il a croisé la route de Marc, un jeune commercial qui envoyait un texto à un client et qui n’a pas vu le STOP. Le casque et la moto ont été projeté de l’autre côté de la route. » Face aux jeunes gens, la scène est reproduite. Le mannequin vole dans les airs et s’écrase durement au sol.

« Parfois, la vie est injuste et des innocents perdent la vie pour des bêtises faites par autrui ».

Plus tard, les élèves sont regroupés par classe en atelier. L’occasion pour leurs professeurs de répondre à toutes leurs questions. Parent d’élève accidenté, policiers municipaux vont et viennent afin d’expliquer les conséquences d’une mauvaise action. Un intervenant insiste : « Il n’existe pas de loi qui dit que c’est la personne qui fait une erreur qui en paie les conséquences. La vie est parfois injuste. Nous sommes intervenus un jour sur un accident. Le jeune garçon était au volant de sa voiture, sa petite amie côté passager. Sous la pluie, il a voulu réaliser un freinage brutal pour impressionner. La voiture s’est malheureusement soulevée et s’est encastrée dans un mur côté passager. Si le conducteur était indemne, sa petite amie, elle, est morte sur le coup, à l’âge de 16 ans ».

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