La ville de Six-Fours et de Sanary font front commun pour lutter contre les odeurs de la Reppe

Chaque année, les mêmes plaintes reviennent. Sous le petit pont qui sépare Six-Fours de Sanary, la quantité de posidonies qui s’accumulent durant l’année provoque dès les premiers rayons du soleil estivales des nuisances olfactives fortes. Dès 21 heures, ce soir, les premiers travaux visant à soulager les habitants et touristes commencent. 

1000 tonnes enlevées l’année dernière au cours du même processus:

Depuis 2017, le Syndicat de la Reppe, du Grand Vallat et de ses affluents sont en mesure, après concertation avec la Métropole Toulon Provence Méditerranée, de conduire une opération d’enlèvement mécanique des posidonies accumulées durant les derniers mois. L’année dernière, ce n’était pas moins de 1000 tonnes qui avaient été enlevées avant juillet.

Explication du phénomène :

Au large du littoral varois, la Méditerranée héberge des plantes aquatiques protégées. Lorsque les posidonies meurent, elles se détachent de l’herbier et sont transportées par les courants marins.

La courantologie locale reste à approfondir mais les observations sur le terrain laissent à supposer que la dérive littorale achemine ainsi les feuilles de posidonie morte vers l’estuaire de la Reppe.

Il est constaté, qu’au seuil de battage des eaux de mer, se forment des plages de dépôts. Hors période de crues, ces dépôts s’accumulent sur de longues périodes et entrent en décomposition, générant des odeurs nauséabondes incommodant les riverains.

Les travaux en quelques mots :

Les travaux commenceront Lundi 25 juin de 21h à 6h du matin.

Des camions-bennes et une grue seront utilisés pour retirer et évacuer les embâcles du cours d’eau.

La durée prévisionnelle des travaux est d’environ 5 jours.

La zone à proximité des cales de mise à l’eau sera réquisitionnée le temps des travaux pour permettre le ressuyage du tas fraîchement retiré de l’embouchure.

En 2017, près de 1000 tonnes d’embâcles ont été évacuées pour un coût de 175 000 euros TTC. Cette année, les quantités semblent moins importantes, elles seront communiquées après l’intervention.

À la recherche d’une solution pérenne :

Le SRGV a engagé, au cours de ces dernières années, diverses opérations visant à résorber les nuisances olfactives. Retenons en particulier :

  • Le curage du lit en amont du pont sur la Reppe ;
  • Le saupoudrage de craie visant à stabiliser les boues en décomposition.

Ces techniques curatives appliquées sur le site ont eu une action positive mais limitée dans le temps.

Plus récemment, le SRGV a commandé une étude de faisabilité pour identifier des alternatives permettant d’empêcher la remontée de débris d’algues et de posidonies dans l’embouchure. Les conclusions de cette étude proposaient des solutions trop onéreuses au regard des contraintes créées et des gains apportés.

Aujourd’hui, il s’agit donc de rechercher une solution pérenne et efficace permettant de traiter les débris en décomposition directement dans le milieu naturel.

Solution à l’étude:

En collaboration avec les services de la Préfecture, le syndicat étudie actuellement la mise en place d’un protocole expérimental visant à dégrader les embâcles biologiquement à partir de micro-organismes spécifiques.

Il s’agit d’un processus assez long (premiers résultats visibles au bout d’un an minimum) qui permettra à terme de réduire la quantité de matière à évacuer afin de rétablir le bon écoulement des eaux et d’éradiquer les nuisances olfactives à proximité de l’embouchure.

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