La Seyne : Quel visage aura la ville de demain ?

Depuis juillet 2014, une nouvelle révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) Seynois est lancée. Ce dernier a pour mission de définir les règles qui encadrent les constructions urbaines. Après quatre années d’études, d’échanges avec les citoyens, de collectes de remarques et de réflexions municipales, le projet d’aménagement se dessine et les études arrivent à leur terme. 

Un objectif démographique :

« La Seyne-sur-Mer, ce sera 70 000 Seynois et pas un de plus ! explique Marc Vuillemot, maire de la commune. Il faut réguler la démographie afin de pouvoir assurer l’équilibre entre la production de logements et la qualité de vie ».

La municipalité reprend : « L’objectif de l’importante révision du Plan Local d’Urbanisme Seynois conduite de 2008 à 2010 était de freiner l’urbanisation galopante que l’équipe municipale qui a précédé la nôtre de 2001 à 2008 avait autorisée et même promue. Cette urbanisation, sinon « sauvage » du moins « débridée » a généré ( et nous en vivons les conséquences encore aujourd’hui, plus de dix ans après) des désordres majeurs dans certains quartiers. En 2014, lors de la campagne électorale, nous avions annoncé que nous ouvririons une « Saison 2″ de la modération de la frénésie des constructions. C’est le sens de la nouvelle révision du PLU de la Seyne ». 

Les principaux changements, par secteur :

  • Le Secteur Gai Versant / Gare SNCF : « Vigilance et maîtrise ».

 Olivier Burté, responsable adjoint au service urbanisme explique : « Ce secteur, entre la gare ferroviaire, Berthe et le Centre-Ville, a connu une profonde mutation depuis les années 2000. La révision du PLU prend acte de ces changements (…) Les possibilités de bâtir doivent être revues à la baisse du côté de Gai versant à Moneiret afin de retrouver le côté pavillonnaire du secteur. La zone autour de la gare va se transformer afin de confirmer la vocation économique autour du pôle d’échange multimodal ».

  • Le Secteur Mouissèques : 

Il reprend : « Le secteur des Mouissèques, faute d’alternative crédible aux déplacements automobiles n’est plus en capacité d’absorber des programmes de construction en rupture avec l’ambiance urbaine existante. Le caractère urbain ne peut être nié mais il ne peut admettre une hyper-densité et dans le même ordre d’idées doit être diversifié … et non pas seulement orienté vers le tout logement ». Ainsi, il faudra encore identifier un espace non constructible en lieu et en place des HLM des Mouissèques démolies sur la place Albert Camus ….

  • Le Secteur « Saint-Elme » . 

Olivier Burté continue : « Saint-Elme représente un poumon vert littoral en limite de la commune, en continuité avec la zone boisée de Saint-Mandrier. La zone sera modifiée en Zone Naturelle afin de prendre en compte la valeur historique et la qualité paysagère du site ».

  • Coste chaude : Une orientation d’aménagement et de programmation (OAP) va être créée afin de permettre la réalisation de 140 logements sur environ 3 hectares de terrain.
  • Zone Pignet : Il y aura la création d’un zonage agricole. Absence de projet et de volonté municipale d’urbaniser.
  • Zone Brémond : Elle deviendra un espace Naturelle sur la partie Est du site concernée par un boisement significatif.  Absence de projet et de volonté municipale d’urbaniser.

Si les principales évolutions PLU de La Seyne-sur-Mer sont en fin d’études, depuis le 1er janvier 2018 et la création de la Métropole Toulonnaise, il appartient à cette dernière de finaliser la procédure initiée par la ville. La validation définitive du projet devrait donc avoir lieu durant le premier semestre 2019.

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