En souvenir des victimes et des Héros de la Déportation : Poèmes et Récits de vie lus à Six-Fours

Dimanche avait lieu la Journée Nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation. Une cérémonie a eu lieu sur les coups des 11 heures à Six-Fours-les-Plages, devant le monument aux morts, en présence du maire de la commune Jean-Sébastien Vialatte, du premier adjoint au maire, Joseph Mulé, de nombreux élus, ainsi que du Capitaine Laurent Fleury, Chef de Centre des sapeurs Pompiers de Six-Fours. 

Plus de 177 000 déportés ont été acheminés, depuis la France, vers les camps.

Monsieur Perrier ouvre la cérémonie et annonce :  » Le dernier dimanche d’avril est, chaque année, dédié à la célébration de la mémoire de toutes les victimes et héros de la déportation lors la Seconde Guerre mondiale. »

Il reprend : « Selon la Fondation pour la mémoire de la Déportation, près de 177000 déportés ont été acheminés, depuis la France, vers les camps de concentration et d’extermination nazis : 86 000 « déportés de répression » (Résistants, Politiques, Républicains espagnols, Otages) et 91 000 « déportés de persécution ou raciaux » (76 000 Juifs et 15 000 Tziganes). »

Il termine : « Cette cérémonie a pour vocation de rappeler ce drame historique majeur et les leçons qui s’en dégagent, pour que de tels faits ne se reproduisent plus. »

Après le dépôt des gerbes, la traditionnelle minute de silence et la Marseillaise réalisée par la Philharmonique La Six-Fournaise; Martin Collard, élève de terminale au Lycée de Saint Joseph d’Ollioules lit la réflexion du pasteur Niemoller.

Il ne restait plus personne pour protester

« Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit.  Je n’étais pas communiste.

Lorsqu’ils sont venus chercher les sociaux-démocrates, Je n’ai rien dit. Je n’étais pas social-démocrate.

Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes, Je n’ai rien dit. Je n’étais pas syndicaliste.

Lorsqu’ils sont venus chercher les catholiques, Je n’ai rien dit, Je n’étais pas catholique.

Lorsqu’ils sont venus  chercher les juifs,  Je n’ai rien dit. Je n’étais pas juif.

Puis ils sont venus me chercher et il ne restait plus personne pour protester.» 

« Apprendre le calcul en mesurant la taille des blocs du Camps … »

Jade Escriva, élève de terminale au lycée Saint Marie de la Seyne, lauréate du Concours national de la Résistance et de la Déportation pour le Var, raconte la tragique fin de Jean Gallon. 

« Parfois des actes justes se produisent dans l’antre du mal. La Délégation Var de la Fondation  de la France Libre retient l’action d’un instituteur qui décida d’instruire sans cahier, sans tableau en bravant un interdit puni de mort pour éduquer « des enfants invisibles » et qui ne représentaient rien pour les nazis . Cet acte juste touche une population « dont personne ne parle ».

Jean Gallon, qui deviendra Sous-préfet  de Neirac dans le Lot et Garonne), est instituteur quand il se retrouve interné au camp de concentration de Buchenwald  en 1944 pour son action dans la Résistance. Il va apprendre à lire et écrire à des enfants internés malgré l’interdiction. Antoine Lagrene, ancien enfant tsigane interné parle avec affection de son «Maître d’école » qui  les sortait sur le terrain pour leur apprendre le calcul sans matériel scolaire mais ils ont appris le calcul en mesurant la taille des blocs du camp…

Jean Gallon,représente l’honneur du monde enseignant  et de l’humanité dans l’enfer du camp de concentration. »

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