C’était il y a 57 ans, le massacre de la rue d’Isly.

C’était il y’a 57 ans, et pourtant la douleur reste ancrée dans la voix des membres de l’association des rapatriés d’Afrique du Nord qui prennent la parole devant le public. Sous un soleil discret, en fin d’après-midi, ils se sont réunis au cimetière de la Ville de Six-Fours  pour se souvenir de ceux qui sont tombés le jour du massacre. 

80 morts, 200 blessés. L’armée française a mitraillé la foule.

Ce jour-là une manifestation de citoyens français, civils non armés, partisans du maintien du statu quo de l’Algérie française, décidée à forcer les barrages des forces de l’ordre qui fouillaient le quartier de Bab El-Oued en état de siège à la suite du meurtre de six appelés du contingent par l’OAS, se heurta à un barrage tenu par l’armée française qui mitrailla la foule. Le bilan est de 80 morts et 200 blessés. C’est un des derniers exemples de guerre civile entre Français. Le gouvernement français n’a jamais reconnu sa responsabilité.

Christiane Giordano explique :  « Ce lundi 26 mars 1962, aucun de ceux qui l’ont vécu à Alger ne l’oubliera jamais. Cette journée a vu se produire le comble de l’horreur : le massacre d’une population désarmée ! On a encore du mal a en parler aujourd’hui, car on a tous un proche, un voisin ou un membre de notre famille qui a été touché ». 

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