Bicentenaire du fort Napoléon : « 2021, année historique »

Lors des deux précédentes éditions des Journées Européennes du Patrimoine, un diaporama préfigurant le bicentenaire du fort Napoléon a été diffusé au fort Balaguier. En effet, le fort Caire, qui deviendra fort Napoléon plus tard, fut achevé en 1821 et acquis par la Ville le 17 décembre 1980. Aussi, pour honorer cet anniversaire, les acteurs du patrimoine sont conviés à y participer à travers leurs activités.

Fortification ordonnée par l’Empereur en 1808 et achevée en 1821, inscrite depuis fin 2019 au titre des Monuments historiques, le fort Napoléon commémorera donc en 2021 son bicentenaire.

Depuis quelques mois, la Ville travaille à cet événement avec notamment le projet d’une exposition basée sur une étude historique et patrimoniale menée par un jeune archéologue, Audric Loulélis. Ce travail de recherche remarquable a été encadré par le Centre Archéologique du Var, en réponse à une commande du Conseil départemental qui réalise des aménagements dans le massif forestier. A cet effet, le maire, Marc Vuillemot, a adressé une demande à son président, Marc Giraud, afin de bénéficier de l’étude. Celle-ci est en effet précieuse, autant pour la rigueur de la méthode employée que pour la richesse de son contenu. Nous comprendrons, entre autres, le choix de Napoléon 1er d’implanter une fortification au sommet arasé – pour l’occasion – de la colline Caire. Cette exposition accompagnera également l’actuelle exposition permanente « De Bonaparte au fort Napoléon », en place depuis septembre 2017. Et d’autres surprises comme celle-ci, l’exposition de la maquette de la frégate La Belle poule, récemment restaurée grâce à l’association des Argonautes. A son propos, Jean-Claude Autran apporte des précisions sur ce navire à l’histoire singulière, associant La Seyne et l’empereur : « En 1888, Amable Lagane est directeur des Forges et Chantiers de La Seyne. Son gendre, Lucien Savatier, y est ingénieur et possède par ailleurs le domaine viticole du Domaine du Rouët au Muy (Var). C’est Lucien Savatier qui est chargé en 1888 de la déconstruction, à La Seyne, de la frégate La Belle poule, bateau qui ramena en 1840 en France les cendres de Napoléon Ier depuis l’île de Sainte-Hélène, sous le commandement du Prince de Joinville, fils du roi Louis-Philippe Ier. Pour y placer le cercueil de l’empereur, la frégate avait été transformée : une cabine fut aménagée en chapelle ardente. La frégate fut démolie dans nos Chantiers, mais Lucien Savatier, par déférence, sauva les deux portes de la cabine-reliquaire. Ces portes furent transportées dans son Domaine du Rouët, aujourd’hui exploité par ses héritiers. Ces portes ornent depuis la chapelle du Château. Une cuvée Belle Poule évoque ce souvenir ». Les amateurs d’histoire, de patrimoine…et de produits de terroir apprécieront.

Un sujet fédérateur

Cette commémoration devrait susciter un intérêt des publics bien au-delà du territoire de la commune, 2021 étant l’année de la disparition de Napoléon 1er.

Déjà, une première réunion début mars au fort Napoléon a rassemblé les associations « Les Amis de la Seyne Ancienne et Moderne », « Les Amis du Musée Balaguier », « Operaria », « Histoire et Patrimoine Seynois », « Luciole » (médiation patrimoniale) et « l’Office Seynois de la Culture et de l’Archéologie ».

Ont aussi répondu à cette invitation la Délégation régionale PACA du Souvenir napoléonien, le co-réalisateur du documentaire sur le bicentenaire de la naissance de Michel Pacha, et, pour la Ville, les responsables des Archives municipales, du fort Balaguier, de la Maison du patrimoine, du fort Napoléon et bien entendu Florence Cyrulnik, conseillère municipale déléguée au Patrimoine.

L’objectif de cette rencontre était d’exposer le projet et d’inciter chacun à s’en saisir l’année prochaine. Ainsi, aux côtés des événements du fort Napoléon, les associations et acteurs du patrimoine du territoire pourraient programmer dans leurs activités une exposition, une conférence, une visite, un spectacle… en rapport avec l’histoire de cette fortification unique dans la région ou en lien avec l’empereur, incitation ne valant pas obligation.

Jean-Christophe Villa. Le Seynois.

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