Arielle Sarazin, Architecte d’intérieur: « Je suis attirée par la création depuis toujours ».

La boutique « Arielle, Cuisines et Salles de Bains », adossée à une petite échoppe de ferronnerie d’Art est une merveille. Avant de pénétrer dans les locaux, il faut oublier toutes les couvertures froides des magazines d’intérieur tirés à la chaîne. Ici, plusieurs univers se confondent, entre couleurs élégantes, jeux de lumières, et matière brute. Une étagère plus loin, un pot de pinceau encore recouvert de peinture, comme si Arielle Sarazin avait fignolé son intérieur comme un tableau.

Cela fait une vingtaine d’années à présent qu’elle est architecte d’intérieur et qu’elle propose des services et des modifications de toutes sortes : cuisine, salle de bain, placard, dressing, coin canapé, table, chaise …

A son bureau, un crayon gris entre les mains, devant une pile de magazines internationaux sur le design et l’architecture, elle raconte : ​« Je suis attirée par la création depuis toujours. Déjà lorsque j’étais adolescente, j’avais le besoin de réagencer le salon, de repeindre les murs de ma chambre. Un jour j’ai même coupé aux ciseaux les chandeliers en forme de cristaux à la Louis XV de ma mère. Ce qui m’a valu pas mal d’ennuis mais le rendu était superbe ! (Rire) ».

Dans son dos, un grand écran diffuse ses plus belles créations dans le cœur du foyer de ses clients. Si ses idées séduisent autant, c’est parce que Arielle est en veille constante. Expositions, recherches sur internet, visites des usines de fabrication en Allemagne, salon en Europe et son péché mignon : les magazines par dizaines. ​« Je crois qu’on ne peut-être bon dans son métier que lorsqu’on le fait avec le cœur. Si je puise dans l’histoire et les goûts de mes clients pour chaque réalisation, j’aime savoir ce qui se fait partout dans le monde, je n’ai pas peur de dire que parfois je fais même dans l’avant-gardisme ».

C’est aussi pour cette raison qu’elle a ouvert sa première affaire en 1996. Elle avait le désir de s’affranchir des codes trop restreints et de se sentir indépendante . ​« Ce que j’aime dans l’entreprenariat c’est la liberté de choix que je peux avoir au niveau des fournisseurs mais aussi des matériaux et de la prospection des clients. Lorsque j’ai su que j’allais devoir me séparer de ma première affaire pour raisons personnelles, je savais que ce n’était que partie remise ».

Si aujourd’hui, Arielle est une femme sûre d’elle et épanouie dans son métier, c’est parce que chaque étape de sa vie professionnelle lui ont permis d’emmagasiner un savoir-faire global. ​« D’abord j’ai fait l’ecole supérieures des arts appliqués pour développer mon amour pour le dessin et la créativité, puis j’ai été dessinatrice industrielle en tuyauterie nucléaire, ce qui m’a appris la rigueur du trait. J’ai même été employée dans les métiers de la charpente traditionnelle, ce qui m’a donné une base solide dans le bâtiment et la construction. C’est essentiel lorsqu’on veut pouvoir proposer une prestation intégrale. Car ainsi, avec mes employés, je peux m’occuper de toutes les étapes : de la conception jusqu’à la réalisation. C’est un gage de sérénité pour les clients et une fierté pour moi de savoir que je peux livrer un projet de A à Z ».

Arielle aime ce qu’elle fait, et c’est peut-être pour cette raison qu’elle le fait si bien. ​«Les enfants des clients que j’ai eus il y a eu de ça une dizaine d’années reviennent me voir pour que je m’occupe de leur intérieur. C’est flatteur, car je sais qu’ils ont grandi dans une maison dont j’ai imaginé les pièces de vie, et aujourd’hui ils souhaitent que je les aide à construire leur nouveau cocon ».

Elle reprend : « Mon travail est très loin des créations industrielles. Je fais vraiment les choses en fonction de la personnalité de mes clients, de l’espace, de leur souvenir. C’est d’ailleurs un travail d’équipe, une collaboration. On discute beaucoup, et quand je viens sur les lieux j’arrive à visualiser directement ce que je peux faire, les couleurs que je peux utiliser. Je propose un plan, et s’ils sont intéressés, c’est à ce moment-là qu’on signe et qu’on met les choses en place”.

Souriante, toujours le mot pour rire, elle est épanouie dans son métier et sa passion brille d’une t’elle intensité que ses enfants ont tous emprunté le même chemin​. « Mes deux fils, Thomas et Corian, sont à la réalisation, dans la construction, ma fille Anne m’aide à la conception. (Sourire) Et même mes petits enfants se prennent au jeu, Gabriel, 3 ans, veut accompagner son papa sur les chantiers pendant les vacances, quand les petites dernières Amaëlle et Evy jouent avec les logicielles de cuisines de leur grand-mère. Je crois que la relève est assurée … »

Cet article est extrait du hors série papier, Le Savoir Faire Six-Fournais.

2 Comments
  1. On dirait que l’on parle d’une autre personne car perso j’ai trouvé Mme Sarazin très autaine et expéditive. Elle a du goût je le conçois mais pas très patiente. Il faudrait qu’elle soit un peu plus attentive et alors ses services seraient parfaits.
    Au final je n’ai pas fait affaire avec elle mais j’avoue qu’elle a du talent.
    Mr Bernard

    1. Cher monsieur, merci pour vos compliments.. je ne suis pas hautaine.. ce n’est en tous cas un adjectif que l’on ne peut pas m’attribuer… et je ne vois pas qui vous êtes… votre nom ne me parle pas.. et pour info.. personne n’est parfait… peut-être attendiez vous un service d’attention particulière pour un projet que je ne pouvais pas faire?? je refuse parfois de prendre des chantiers car je n’ai pas les compétences de les mener à leur terme, il faut aussi savoir refuser pour ne pas se retrouver en difficulté, ce qui est difficile à comprendre pour les clients à qui je ne donne pas de suite… d’où peut-être cette impression que je suis hautaine? mais non Monsieur, je suis simplement réaliste.. il se peut aussi que votre budget ne correspondait pas au cahier des charges… il peut y avoir tellement de possibilités…. désolée pour l’impression que j’ai donné..

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