À La Seyne-sur-Mer, une première journée de ramassage des souillures d’hydrocarbure a eu lieu

Au petit matin, sur la plage de la Verne et de la Vernette, une dizaine d’hommes en botte et en combinaison blanche, fouillent les algues et retournent les cailloux. Ils font partie de la réserve communale de la sécurité civile. Seynois, ils sont bénévoles et ont déjà été dans les premiers à intervenir à Pampelone pour aider à la dépollution des plages suite à la collision de deux navires au large du Cap Corse. 

Un travail minutieux, des bénévoles consciencieux.

Philippe Gérard, bénévole, explique : « Nous sommes là pour la journée. Notre boulot est de ramasser toutes les souillures que nous voyons. Nous fouillons, nous retournons le sable, les morceaux de bois … on fait de notre mieux pour ne rien laisser, ou pas grand chose.  » 

Il reprend: « Le souci étant que nous ne retrouvons pas de gros amas d’hydrocarbure, il n’y a que des petites traces ici et là. Le travail est donc encore plus conséquent car il faut retourner chaque cailloux pour trouver les souillures. »

Une procédure stricte à respecter:

Brigitte Faure, responsable de la sécurité civile reprend: « Il y a tout un protocole à suivre et qui nous est dicté par le Cedre (le Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations  sur les pollutions accidentelles des eaux). Nous ramassons chaque boulette, chaque élément touché et nous trions. Il y a un sac pour les cailloux souillés, un autre pour les bois et un dernier pour les plastiques imbibés. Ensuite nous stockons cela jusqu’à ce que l’entreprise spécialisée les récolte afin de les traiter. » 

« Il ne reste que des traces ici et là ».

Jean-Luc Bigeard, sixième adjoint au maire explique : « L’opération est menée conjointement par la ville de La Seyne-Sur-Mer et TPM. Nous ne faisons pas appel à l’entreprise spécialisée pour le ramassage des souillures car il n’y en a pas assez pour cela. Nous ne sommes pas dans le cas d’une pollution marine, il n’y a que des petites traces ici et là. Cela s’explique car il s’agit d’une collision entre deux navires et d’une cuve renversée. On est pas dans le cas d’un pétrolier qui aurait déversé une quantité plus importante. Ici, on peut quantifier et le plus gros s’est déjà échoué à Ramatuelle et au Gassin. »

Denise Reverdito, troisième adjointe au maire, émet pourtant un bémol : « Il y a plusieurs soucis néanmoins, d’abord, le fait que ce soit des petits traces, cela rend l’opération plus compliqué pour les bénévoles. Ensuite, avec l’effet de la mer et du vent, il est bien possible que des souillures aient déjà été recouvertes par les posidonies, le sable … Il est donc tout à fait possible que l’été prochain, des cailloux souillés ressurgissent ici et là. »

Et pour la suite ?

À la fin de cette journée, un bilan sera fait afin de quantifier les déchets. Il y aura également un processus constant de veille sur les plages. En cas de nouveau rejet des eaux, la municipalité se dit prête à agir rapidement, en accord avec la préfecture du Var. En ce qui concerne les plages les plus difficiles d’accès, comme celle du Boeuf, du Jonquet ou encore celle de Saint-Selon, l’entreprise spécialisée viendra collecter les déchets de pétrole directement.

 

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